Trois jours pour (re) découvrir les Geiq

Une cinquantaine d’évènements* sont organisés durant trois jours, partout en France, pour mieux faire connaître les Geiq. Des acteurs incontournables de l’insertion qui mettent à disposition des entreprises, en contrat d’alternance, plus de 8500 personnes éloignées de l’emploi.

Job dating, forums emploi, séances de découverte des métiers, visites de sites, réunions d’information… Les Groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification (Geiq) ont décidé d’ouvrir en grand leurs portes durant trois jours (15,16 et 17 mars) afin de mieux se faire connaître des demandeurs d’emploi, des entreprises et des acteurs du monde de la formation et de l’insertion. Au total, une cinquantaine d’évènements ont été organisés sur l’ensemble du territoire. « C’est une première, souligne Francis Levy, le secrétaire général de la Fédération française des Geiq. Cette opération (« 3 jours avec les Geiq », NDLR), vise à accroître la notoriété des Geiq et à mettre en valeur leur savoir-faire en matière de recrutement, d’accompagnement et de formation ».

63% de sorties en emploi
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur l’année 2015, dernière année connue, les Geiq ont dispensé 1,62 million d’heures de formation, soit 357 heures en moyenne par ETP, totalisé 232 596 d’heures d’accompagnement social et mis à disposition des 5758 entreprises adhérentes plus de 8500 salariés, ce qui a représenté plus de 5,5 millions d’heures de travail. 80% des salariés des 150 groupements existants (15 nouveaux Geiq ont été créés sur l’année 2016) sont des publics prioritaires (demandeurs d’emploi, bénéficiaires de minimas sociaux, décrocheurs scolaires…). Au regard de cette population éloignée de l’emploi, les résultats sont probants : 79% des salariés des Geiq ont obtenu une qualification professionnelle durant leur parcours en alternance, qui peut s’étaler de six à vingt-quatre mois et près des deux tiers (63%) ont bénéficié d’une sortie vers l’emploi, dont quasiment la moitié (47%) en CDI ou en CDD de plus de six mois.

Quatre propositions pour l’alternance
Au-delà de ce bilan flatteur, les Geiq éprouvent des difficultés persistantes pour trouver de la main d’œuvre, notamment en raison de la multiplicité des dispositifs d’accompagnement des publics éloignés de l’emploi. La Fédération française des Geiq a fait parvenir, début mars, aux principaux candidats à l’élection présidentielle, plusieurs propositions pour développer l’alternance. La FFGEIQ demande aux présidentiables de « favoriser et financer des dispositifs qui permettent un réel accompagnement social et professionnel dans l’emploi ». Autrement dit, de faire le tri dans les dispositifs existants. Deuxio, la fédération demande à l’État « un cadre d’intervention stable et durable » privilégiant le développement de l’alternance, plutôt que des mesures conjoncturelles en faveur des contrats aidés. Tertio, en matière de simplification, les Geiq préconisent un contrat de pré-orientation rémunéré et une uniformisation des aides aux contrats de professionnalisation. Enfin, la fédération rappelle l’importance des clauses sociales et souhaite leur mutualisation sur les territoires.

* liste des évènements sur www.3jours.lesgeiq.fr