Cap sur 2020 pour la fédération des écoles de production

La Fédération nationale des écoles de production (FNEP) lance un plan triennal qui fixe l’objectif à 42 écoles et 1 415 jeunes accueillis à l’horizon de 2020.
 Financement : 250 000 €
 Durée du soutien : 36 mois (1er septembre 2017 au 31 août 2020)
 Nombre de bénéficiaires : de 987 jeunes en situation d'échec scolaire à 1415 à l'horizon 2020
 Action réalisée par : Fédération nationale des écoles de production
 Action portée par : UIMM Lyon-France
Le bilan de la jeune Fédération nationale des écoles de production est flatteur : depuis sa création, le nombre d’établissements qui accueillent de jeunes décrocheurs et enseignent en vertu du principe « faire pour apprendre plutôt qu’apprendre pour faire », a été multiplié par trois, passant de 8 à 25. Depuis 2011, année à partir de laquelle elle a reçu le soutien de la branche de la métallurgie, dans le cadre de plans d’action triennaux, la fédération a, ainsi, contribué à la création d’écoles dans un total de huit régions, qui ont une capacité d’accueil «  potentielle d’un millier de jeunes », précise Dominique Hyesse, le président de la FNEP. «  87% des écoles forment aux métiers de l’industrie » rappelle-t-il et dans la plupart des créations d’écoles, les chambres syndicales territoriales de l’UIMM sont très investies. Pour intensifier son action, la fédération lance un nouveau plan sur trois ans, baptisé Cap 2020, qui se fixe des objectifs ambitieux : passer de 25 à 42 écoles labellisées, dont plus de la moitié dans les métiers de l’industrie, et de 987 à 1415 jeunes formés. Le taux de réussite aux examens attendu est supérieur à 90% et le taux de poursuite d’études, entre 40 et 50%. La FNEP a défini plusieurs axes d’intervention pour les trois années à venir : l’accompagnement des créateurs et des équipes de direction d’écoles par des développeurs et des experts, la sensibilisation des exécutifs régionaux en vue d’obtenir des financements, la création d’unions régionales d’écoles de production, et le lobbying au niveau national pour décrocher la reconnaissance d’un statut officiel.

L’importance de la taxe d’apprentissage

Outre le concours financier du fonds A2I depuis 2011, la fédération des écoles de production bénéficie, notamment, du soutien de la fondation Pierre Bellon, le créateur de Sodexo, et de la fondation Spie Batignolles. Mais les écoles de production ont également besoin de l’apport de la taxe d’apprentissage, qui fait actuellement l’objet de profondes réflexions. « En Rhône-Alpes, qui est la région de naissance des écoles de production, la taxe d’apprentissage représente 25 à 30% des moyens des établissements. Sans elle et sans l’apport des bénévoles, les écoles n’arriveraient pas à boucler leur budget » reconnaît Dominique Hyesse, qui est évidemment très attentif à la future réforme de l’apprentissage. Les écoles ont également besoin des commandes des entreprises, pour un montant moyen de 150 000 euros par an par site, en vitesse de croisière, « en sachant qu’une école est stabilisée en quatre ou cinq ans », note le président de la FNEP. Pour que les entreprises de la métallurgie puissent continuer à puiser dans le vivier des jeunes (bien) formés par le réseau, la mobilisation de la branche est, de fait, indispensable.

Contact(s)

Dominique HYESSE, président de la Fédération nationale des écoles de production
 09 52 12 54 09
hiesse@wanadoo.fr
Thierry BARRANDON, directeur général de l'UIMM Lyon France
 05 56 57 44 44
t.barrandon@uimmlyon.com