La santé de l’automobile fiat le bonheur de l’Amipi

Pour accélérer l’insertion de ses travailleurs en situation de handicap dans l’industrie, la Fondation Amipi qui opère dans la fabrication de faisceaux électriques pour l’automobile, va mettre l’accent sur la mobilité et les savoirs de base.
 Financement : 235 815 €
 Durée du soutien : 30 mois (du 1er janvier 2018 au 30 juin 2020
 Nombre de bénéficiaires : les 700 opérateurs reconnus travailleurs handicapés auront accès aux formations proposées.
 Action réalisée par : l'association Aides matérielles et intellectuelles aux personnes inadaptées
 Action portée par : l'UIMM Pays de la Loire
Le dernier fabricant français de faisceaux électriques pour le secteur automobile est une entreprise adaptée qui va très bien, merci ! Grâce à la bonne santé du secteur automobile, et en particulier celle de PSA et de Renault dont elle est sous-traitant de rang 1, la Fondation Amipi-Bernard Vendre emploie actuellement 760 travailleurs en situation de handicap dans six « usines de production, d’apprentissage et d’insertion » (UPAI) réparties sur les régions Pays de Loire et Centre-Val de Loire. Au cours des dix-huit derniers mois, la Fondation a recruté plus de 300 personnes en CDI pour répondre aux commandes des constructeurs. Au total, depuis 2015, la Fondation a vu 900 candidats au cours de 86 opérations de recrutement ! « Alors que notre business plan prévoit 600 000 heures de travail, nous avons en commande l’équivalent de 630 ou 640 000 heures et notre objectif pour 2020 a été atteint en 2017 » souligne Sophie Labatut, DRH de la Fondation depuis six ans. Après avoir connu un sérieux passage à vide après 2008 avec la crise du secteur automobile qui a entraîné du chômage partiel dans les usines, cette entreprise adaptée a bénéficié à plein de la reprise et de la confiance de ses donneurs d’ordre. Avec un total de 7 millions de faisceaux électriques produits chaque année, l’Amipi, certifiée ISO 9001, est compétitive face à des pays comme le Maroc. Le fruit d’une expérience de plus trente ans dans l’automobile et d’une expertise en matière de formation qui s’est appuyée sur les travaux scientifiques du professeur Debré et du CNRS. La « méthode AMIPI » a démontré, en effet, que la répétitivité des gestes et des apprentissages progressifs pouvait donner le goût d’apprendre à des personnes en situation de handicap et développer leurs capacités mentales. À telle enseigne qu’une quinzaine de travailleurs ont été intégrés au cours de l’année dans l’industrie « classique », sur un total de 91 insertions depuis 2009. « Quand il entre dans nos usines, chaque travailleur est intégré pleinement au processus de production et acquiert de nouvelles compétences. Opérateur de production au début, il peut évoluer vers des tâches de magasinier, de contrôle de réception, de logisticien » explique Sophie Labatut.régionaux en vue d’obtenir des financements, la création d’unions régionales d’écoles de production, et le lobbying au niveau national pour décrocher la reconnaissance d’un statut officiel. Réussir 65 intégrations en trois ans Aujourd’hui, la Fondation Amipi veut franchir un nouveau cap et accélérer le passage en milieu ordinaire. L’objectif est de réaliser 65 intégrations en trois ans en entreprise classique, notamment chez les adhérents des cinq chambres syndicales de la métallurgie du grand ouest qui sont engagées dans ce nouveau projet. « Nous sommes passés d’une pénurie de marchés à une pénurie de compétences, ce qui explique notre soutien à ce projet, indique Olivier Jeanneau, délégué général de l’UIMM Pays de Loire. Avec la Fondation, nous avons affaire à une structure qui ne tient pas par dessus tout à garder ses salariés mais à les insérer dans l’industrie classique ». Pour réussir ce chantier de trois ans, la Fondation veut lever les deux freins majeurs à une insertion massive des travailleurs en situation de handicap, la mobilité et les savoirs de base, par le financement de tous permis de conduire et le renforcement des formations de type Cléa (certification de connaissances et de compétences professionnelles) et autres. Au total, après recensement des besoins dans les six UAPI, quelques 360 formations vont être dispensées en interne ou en externe.

Contact(s)

Sophie LABATUT, directrice des ressources humaines de la fondation Amipi
 02 41 49 78 86
s.labatut@slami-aamipi.org
Olivier JEANNEAU, délégué général de l'UIMM Pays de la Loire
 02 41 24 26 98
olivier.jeanneau@ui49.fr