Une nouvelle école de production à Sénart

fédération nationale des écoles de production
Après Toulouse, Lille et Nantes, le groupe ICAM ouvrira en septembre 2017 une quatrième école de production pour jeunes décrocheurs sur le site de Sénart, en Seine-et-Marne.
 Financement : 200 000 €
 Durée du soutien : 36 mois (1er septembre 2016 au 31 août 2019)
 Nombre de bénéficiaires : 18 jeunes de 15 à 22 ans et sortis du système scolaire
 Action réalisée par : Icam Paris Sénart
 Action portée par : UIMM Seine et Marne
Une quatrième école de production verra le jour à la rentrée 2017 dans le réseau ICAM. Après Toulouse (en 2000), Lille (2008) et Nantes (début 2016), le campus de Paris Sénart ouvrira sa propre structure en septembre 2017, en collaboration étroite avec l’UIMM Seine et Marne. Une école ouverte aux jeunes en décrochage scolaire et dédiée à l’usinage et à la fabrication additive, deux activités qui collent aux besoins du tissu industriel local et correspondent à des métiers en tension sur la Seine-et-Marne. « Nous sommes situés entre deux sites du groupe Safran qui emploient près de 13 000 personnes et il y a à proximité de nombreuses entreprises qui travaillent en sous-traitance pour l’aéronautique » souligne Mathieu Vicot, directeur du site Icam Paris-Sénart et de la future école de production. « Nous nous sommes également demandé ce qui allait se passer dans les ateliers de mécanique dans les dix ou quinze prochaines années et c’est pour cette raison que nous nous sommes orientés vers les imprimantes 3D ». Avec à l’arrivée, un besoin d’investissement élevé, de l’ordre de 600 000 euros sur 4 ans dont 300  à 350 000 euros dès la première année. Artisan du projet d’école de production lillois, qui a démarré en 2008 avec une section d’usinage, renforcée par une section métallerie-serrurerie en 2012, Mathieu Vicot a dupliqué une formule qui marche dans le réseau ICAM, puisque des projets identiques sont en phase d’études à Vannes et à la Roche sur Yon. «L’école est véritablement intégrée au campus. Elle n’a pas de murs et la dizaine de jeunes qui arriveront dans moins d’un an seront totalement intégrés parmi les étudiants. C’est un projet de mixité sociale, un apprentissage intégré pas très éloigné du compagnonnage » estime Mathieu Vicot. Les missions locales et la Maison de l’emploi et de la formation de Melun Sénart seront chargées de sélectionner la dizaine de jeunes décrocheurs qui constitueront la première promotion de l’école de production de l’ICAM. Encadrés par deux maîtres professionnels, ils seront amenés en deux ans à un niveau 5 (CAP) pour s’orienter ensuite vers un bac pro en apprentissage via le CFAI de Seine-et-Marne, ou entrer directement en emploi.  « Le profil de ces jeunes qui auront passé leur CAP en produisant intéressent nos adhérents, particulièrement sur des métiers en tension comme le fraisage, le tournage ou l’usinage », indique Gilbert Gotmann, délégué général de l’UIMM Seine et Marne. La chambre syndicale territoriale envisage par ailleurs de former via un CQPM au sein de l’école de production de Paris Sénart des jeunes recrutés par les industriels locaux. Véritable challenge pour un « jeune » campus ouvert en 2012, il n’a pas encore atteint son régime de croisière. Il devrait, à moyen terme, accueillir 1000 étudiants ingénieurs au lieu de 300 actuellement pour une trentaine de jeunes de l’école de production.

Contact(s)

Benjamin CHABROUX, responsable de l'école de production ICAM Paris Sénart
 01 81 14 10 44
 benjamin.chabroux@icam.fr
Gilbert GOTMANN, délégué général de l'UIMM Seine et Marne
 01 64 87 85 85